Dieu est « Super grand-père », un gros sympathique vieillard barbu chenu avec des lunettes rigolotes, qui aime les enfants, de rouge et de blanc toujours vêtu. Et d'abord les êtres ne meurent pas, ils jouent à cache-cache. Quand on meurt quand même, on devient un ange espiègle, une sorte d'elfe avec des pouvoirs magiques même que quand on pète en plein vol la nuit, ça fait des étoiles filantes pour les vivants qui s'ennuient.
La mauvaise foi est un pléonasme ; or, je l'ai dit et répété sur tous les toits plus ou moins photovoltaïques de la planète, c'est pas joli joli de malhonnêtre ; donc les lâches préfèrent le douillet mensonge de la facilité au précipice abrupt de la vérité. Selon eux, l'horreur absolue d'un monde sans queue ni tête est incompatible avec vivre. Ils récusent l'absurdité universelle méchante empêcheuse de danser en rond. Le chaos lui-même leur est une forme supérieure de bon ordre. Bref, ils entretiennent tendrement la flamme en carton de la superstition.
Nous avons essayé de le prendre au sérieux jusqu'ici leur sentimentalisme – peine perdue ! Essayons voir de le prendre un peu à la gorge pour changer !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire