jeudi 24 juin 2010

« Je suis écoeurée, plus écoeurée qu'Oreste, Hamlet, Orphée ! Je serai toujours écoeurée ! »

Mon âme, ô mon humeur « Todo et Nada sont dans un bateau » !
Mon âme, ton estomac est malade ; tes nerfs de merde sont désaccordés...
Bientôt prise au piège, tu vas balancer entre la pitié absolue – c'est la peste – et la haine absolue, le choléra – des rats qui se nomment Hommes !

lundi 14 juin 2010

Serial Gallery II


Le grand gitan muet, c'est le prof de latin.
Coupe de cheveux « Neil Young 1971 ».
Lunettes rondelettes façon Bob Brasillach
et barbelette de grosse feignasse.
Regard bouddhique de chien-loup.
Bouche « Mick Jagger ».
Nez pas trop camus mais quand même.
Oreilles discrètes, ouais !
Le foulard céleste de Céline autour du cou.
La veste rescapée d'Al Capone ou je sais pas quoi.
Le foie pas de Bukowski mais quand même.
Cravate, chemise noires.
Jeans et santiags noirs.
Longues (très) jambes de diva, hanches de femme.
Des bagues, des bagues à tous les doigts.
Un petit anneau d'une tonne d'acier à l'oreille gauche.
Des bracelets celtes et romains aux deux poignets.
Voilà.

dimanche 13 juin 2010

Les profs moisis (premier portrait d'une "serial gallery")

Le pot de fromage blanc moucheté qui lui sert de visage, son menton tangentiel, son air sévère de jeune matrone à fines lunettes, ou de juré d'assises... La crampe condescendante de son sourire professionnel... Elle ne cause que : fric, droit, héritage, cuisine aménagée, jurisprudence, randonnée, location de gîtes, déduction d'impôts. C'est exactement l'infirmière ou l'assistante sociale ou la caissière ou la mère qu'on voudrait récuser. Gros-Cul-Madame (appelons-la) doit avoir trente-cinq ans. Elle est très sûre d'elle, très stricte. Très à cheval sur l'ordre, le travail, la discipline, et tout le respect, les horaires, la propreté... Psychofrigide en un mot. Elle enseigne les mathématiques à – 20°. Elle ne me répond jamais lorsque je la salue la salope.

samedi 12 juin 2010

WHY ?

Ainsi la Foi de la Raison, la Science est germaine de la Religion : belles championnes du monde de l'escroquerie.


Bientôt, chaque atome, chaque neutron, chaque proton avec son petit nom cosmique, son étiquette personnelle, son minuscule numéro d'identité, son micro-casier, bientôt tout y est si parfaitement ordonné et rangé qu'on Y croirait presque tous !


« Réponse nécessaire à l'humaine peur de la mort », la Foi serait un « besoin universel » un peu comme respirer boire dormir rêver créer baiser chier... – Et en effet, quoi de plus naturel que la Religion, dont l'étymologie même nous rappelle à la loi grégaire ?

La Foi serait un instinct primitif ; chez les croyants et autres superstitieux, ce serait l'animalité qui domine.

Dieu, l'amulette des simples, des peuples ?

La peur de la mort est la peur du chaos, qui gouverne en tyran l'univers. – Nommons Bucéphale cette « terreur universelle » qu'on doit apprivoiser.

Chevauchons, cavalcades !

Notre langue maternelle est inadéquate, impuissante à rendre compte de ce qui est, c'est une évidence, mais comme la Raison a besoin du langage, elle préfère ignorer l'indigence de ce dernier. La Raison est de mauvaise foi.