samedi 30 janvier 2010

Pascal Quignard président en 2012

Président ou prince d'un nouveau régime politique... Comme les abrutis forment 90% de la population ça me paraît normalheureusement logique qu'elle soye conduite dans le fossé par des abrutis, notre démocratie. Donc aux autres 10% intelligents qui se planquent que je cause. Je leur demande propose l'instauration d'un gouvernement aristocratique en 2012. Avec ministres Renaud Camus, Brigitte Fontaine, Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Jamel Debbouze, etc.

vendredi 29 janvier 2010

mes vacances à bren-sur-le-nez

ma fronde, vite, mon arc et mes flèches
ah ces chieurs d'oiseaux tuons-les tous
descendons-les ou bien attrapons-les
ma parole
c'est caca noël qu'ils nous souhaitent

Des Géants Alpha & Oméga (un raccourci)

… terreur panique de la guerre, d'une deuxième guerre – puis pacifisme – puis collaboration – puis épuration – puis terreur panique de la bombe atomique – puis terreur panique des attentats aujourd'hui... demain l'homme moyen mesure 2,30 m. – 2,50 m. après-demain – dans un siècle, il fait 5 mètres de haut...

dimanche 24 janvier 2010

Il était une mauvaise foi néo-soviétique


Selon eux l'interdiction de se promener tout nu justifierait la prohibition du niqab. Il est beau l'argument « pas de jaloux » ! Au gnouf les Esquimaux frileux, nudistes Apaches ! Tous ! Bientôt les aqualiques se retrouveront en garde-à-vue sur le même banc que les ivrognes ! – Dura lex, stultissima lex. – Mais j'oubliais la dignité bafouée des femmes, la nécessaire « égalité des sexes » ! La mini-jupe en plastique, le short fluo, évidemment par exemple, c'est tout de suite beaucoup plus digne. Quant à « prison ambulante », mon oeil, essayez de courir un peu avec des talons aiguilles ! Bordel de bon dieu lisez Bourdieu !!! Ces pudiques musulmanes n'ont-elles donc point de libre arbitre ? L'Islam alors serait une secte ? (Et d'ailleurs, pourquoi « les femmes » ? Des hommes peut-être ricanent dessous cape ! Des hermaprodites si ça se trouve !) Heureusement pour la République Française, je n'ai pas le temps de développer mon propos, donc j'abrège : On s'habille et SI et COMME ON VEUT et surtout on vous emmerde !

samedi 23 janvier 2010

L’invincible défaitisme himself n’en peut mais : je suis plus fort que moi dans le genre victorieux !

L'état béat des bonnes soeurs moi ça me plaît comme pôle, ça m'attracte ! – Je suis aimant ! – Pas l'état bêta chrétien séculier général ! Non ! L'état tout particuculier des bonnes soeuses que je cause – la folitude des moines qui m'éclate – Je veux dire peut-être dire l'ataraxie – d'aucuns chevaliers errants – ermites gais – grandes illuminatoires ! (ATARAXIE LÈCHE-MOI LE TRIFOU DE BALLE) – Les abbayes et les couvents sont lieux grunge. Quant à ma portion congrue, je l'attends, l'expecte je d'un pied ferme l'autre, mes nerfs ont repris des couleurs. Mais, trève d'élan ! prout à la ligne ! me voiçà plus saint léger léger que ce renommable Pégase, pieds nus sur mon nuage, debout, dessur, à cheval, hop ! Hop hop ! Ciel, je galope ! J'ambule ! J'escalade les albuminables salades des neiges ! – Vraie plume ! Ah ! Oh ! La neige ! Souvenez ? Quelle danse ! Quelle tempête de neige à la fin des Beaux Draps ! – Et aussi je possède un oeil d'aigle tel ! Je peux vous voir à travers. Donc c'est parti. Où j'en sais fichtre rien. Un reportage ? ou bien une critique ? Un libelle ? Un poème ? Tout ça à la fois, ouiais ! Comme d'hab' quoi !




vendredi 15 janvier 2010

Per fas et nefas

L’avenir je le vois rose, rose, rose. La raison ? C’est moi le peintre ! Ha ! Ha ! Et que ça vous plaise or not c’est pas la question, à partir de désormais c’est moi le patron. Hein, à très grands coups de pinceaux qu’on va les rectifier les choses !

jeudi 14 janvier 2010

Je repense au "pourquoi ?" de l'autre fois...

Finalement ça me démange trop d’y répondre : Couillon mon ami, ça te regarde pas une seule seconde de me poser des questions. Et aussi quant au snob dédain de mon arrogant génie, pendant que j’y suis - je ne parle pas du dédain lambda des lampistes, je parle du dédain officiel, infini des zéros pointus qui sont aux manettes : Le jour se rapproche où je marcherai sur vos petites têtes, à l’aise, c’est pourquoi donc je vous préviens, retournez votre veste pendant qu’il en est encore temps.

Mes premiers pas de journaliste sur la Lune

Ils me font doucement rigoloter les chômeurs qui « cherchent » du travail… Moi, comme Picasso, j’en cherche pas, j’en trouve ! 500 dollars payés d’avance, c’est un grand magazine qui me commande un reportage… Hé hé ! Gare !



mercredi 13 janvier 2010

Ma bibliothèque, maintenant, on dirait mon garage...


J’avais trois ordinateurs récents, en parfait état de marche, ne me demandez pas pourquoi j’en ai bousillé deux cet après-midi. Ne me demandez pas comment. J’ai voulu bien faire tout simplement. Bon bah il m’en reste un. Et j’ai encore une machine à écrire électrique et demie à la cave. Et ne pas oublier qu’en dix ans de carrière, j’ai subtilisé assez de crayons - des tas, des tonnes de crayons de toutes les couleurs - et pas seulement à mes élèves sans défense ! Donc, hein, si ça vous dérange pas, je continue ma scribouille !

mardi 12 janvier 2010

aujourd'hui merci on m'a encore gentiment conseillé de me suicider...


pourtant j'avais rien demandé, rien dit de blessant, de désespérant ou quoi.
je pète le feu en ce moment. la vie du bon côté et tout et tout.
d'ailleurs peu importe le sujet de conversation : à chaque fois qu'il remonte à la surface, le fond de ma pensée produit le même effet.

lundi 11 janvier 2010

ouah.


geindre, c'est moche – bien placé de quoi je cause.
indestructible, si ça continue je vais le devenir indestructible
avant de mourir.

silence minute (rip kristina)


COEUR PUR
Je n’ai ni père ni mère,
Rien que je rêve ou j’espère,
Je n’ai ni Dieu ni patrie,
Berceau, cercueil, tendre amie.
De trois jours, pas un repas :
Oui, ce qui s’appelle pas.
Ma puissance, c’est vingt ans :
Ma puissance, je la vends.
Et pour peu que nul n’en veuille,
Que le diable, lui, l’accueille !
Je volerai, l’âme pure,

Et tuerai, je vous assure.
Mais qu’on m’arrête et me pende
Et qu’à la terre on me rende,
Maléfique et sûre, une herbe
Sourdra de mon cœur superbe.

Aimez-moi, L'Oeuvre poétique d'A. Jozsef, éd. Phébus (G. Kassai/JP Sicre)


samedi 9 janvier 2010

Bien souvent ils y restent allongés jusqu'au soir.

Et bien souvent, vers vingt heures, ils ressortent tous avec la même idée plus ou moins stupide sur le bout de la langue : Rester vivre à Babylone ! C'est écrit au feutre fluorescent – puisqu'ils ne peuvent s'empêcher de tirer la langue, on peut lire précisément : « Vivre à Babylone ! » – L'oracle capital, tu parles ! – La relique du prophète possède un tel stupéfiant pouvoir d'attraction extraterrestre, puis d'hypnose (hein, c'est un peu le nombril de la région qui danse du ventre) qu'elle doit modifier sensiblement le fonctionnement de nos cerveaux... Nostradamus, c'est pas de la blague, son crâne radieux vous inspire. J'ai un gamin kamikaze d'origine « témoin de Jéhovah », dans l'une de mes classes, il a dû y être exposé à la naissance : il clignote lorsqu'on lui pose une question, il se dandine il faut voir comme, il hésite assez longtemps avant de répondre une grosse coyonnerie... mais à tous les coups, ça loupe pas, elle est plus grosse que sa mère en slip.

vendredi 8 janvier 2010

Croyez-moi sur parole, aucun avion n'oserait s'écraser sur le berceau historique du cochanvre d'Inde.

Au pied de notre cathédrale hypergothique, chaque matin, il faut voir l'étonnance totale des touristes, des pèlerins et autres zombies de toutes les galaxies qui viennent y contempler pour la première fois le crâne du mage Nostradamus. À la queue leu leu déjà ils s'extasient de fouler la mélisse dans l'escalier à double volée, aussitôt descendus du car, ça les pâme le granit orange, l'onyx et la mélisse. Les gargouilles. Puis d'entendre les cloches. Le clop-clop des chevals sur le pavé médiéval. Sans compter les harmonies sépulcrales des orgues... Sur le parvis, ils ne la reniflent pas encore qu'ils s'excitent de remarquer la fumée magique sortir par tous les trous de nez du mur (cette fumée a l'aspect de la nuit, c'est comme des volutes de nuit qui n'en finiraient pas de s'échapper). Au moment où ils pénètrent à l'intérieur, un collier de fleurs des champs autour du cou, une grosse drôle de purée de poix artificielle les aveugle, puis les fait pleurer de rire bêtement. Ils avancent dans l'atmosphère sourde, sombre, traversée de rares éclairs à cause du calfeutrage approximatif des vitraux – rais bleus, jaunes, et qui vibrent ou ondoient selon le bon caprice des orgues... À pas de velus, les voilà qui approchent de l'autel. Ils commencent à distinguer la bigue rosace médiévale sous le coussin des anges. La bigue éclipse de rosace, je veux dire... Le soi-disant crâne de Nostradamus, une fois qu'ils l'aperçoivent, c'est trop tard, le ciel se dérobe sous leurs pieds. C'est le plus grand aplaventrissement humain que vous avez jamais vu ; ils s'endorment à l'endroit même où ils sont tombés. Bien souvent ils y restent allongés jusqu'au soir.

Babylone-lès-Laval, il faut dire aussi, c'est tranquille comme capitale.

On peut y vivre sa vie (et même plusieurs vies) sans craindre un seul attentat, un raz-de-marée ou une sécheresse : le taux d'humidité de l'air y est plus élevé et constant qu'en Écosse tropicale ; la mer, ça fait 80 millions d'années qu'elle ne se donne plus la peine d'arriver jusqu'ici (et le plus violent tremblement de terre ne ferait pas tomber le moindre château de cartes en sucre de toutes les manières) ; et quant aux terroristes, bah ils sont pas crétins au point quand même d'aller détruire leur principale cachette en Europe : pour eux ici c'est Las Vegas, c'est La Mecque de l'Apocalypsme, l'antichambre internationale du Paradis si vous préférez – ils adorent y séjourner en toute discrétion... parfois dix, quinze ans... en attendant de recevoir leur ordre de mission (« suicide » ou pas, hein, ici il y a toutes sortes de terroristes). Pendant ce temps-là j'enseigne l'alphabet à leurs kids (c'est psychonaute mon métier à l'origine : j'ai ouvert un cabinet 77, Boulevard Louis-Ferdinand-Céline, mais comme aucun client ne s'est présenté alors je dépanne le diocèse du Maine... mais bon je vous raconterai ça plus tard !). Babylone-lès-Laval est la plus tranquille cité d'Europe de l'Ouest, croyez-moi sur parole, aucun avion n'oserait s'écraser sur le berceau historique du cochanvre d'Inde.

jeudi 7 janvier 2010

Bob Rabelais que je m'appelle, quand c'est pas Didine ou Jonas Gonzoni, c'est Bob Rabelais.

Mais laissez-moi vous présenter les Wailers : Erzébeth, Samir, Ali, Thalie, Églantine et Jimmy. Erzébeth, mon impériale épouse, est à moitié bisexuelle ça me tombe bien : je suis à moitié hermaphrodite. Pour tout vous dire nos deux vies n'en forment qu'une seule. Samir, on se connaît depuis la Sixième. Samir est tellement shuffle en orthograve qu'il a inventé sa propre langue de Molière. L'approchez pas, hein surtout, c'est contagieux. Ali et Thalie, c'est les parents d'Églantine et Jimmy. Thalie fait un gargantuesque gâteau par semaine. Ali, c'est comme mon épouse, il est artiste au foyer, il pond des chef-d'oeuvres presque tous les jours. La vie est belle pour Jimmy et Églantine. Babylone-lès-Laval, il faut dire aussi, c'est tranquille comme capitale.

De zéro à Z absolument tout recommencer

Je vais donc me convertir à l'hindouisme. Quitte à perdre l'équilibre, je préfère m'arracher les poils de nez lorsquand ils dépassent. La moustachette d'Hitler ne sied pas à tout le monde. Si je ne me rase le plus souvent possible ni ne me coupe pour ainsi dire jamais les cheveux, par contre je me maquille tous les matins et je me brosse les dents (une mâchoire et demie) deux fois par jour. J'ai un svastika noir de deux centimètres tatoué sur l'avant-bras droit, et le chewing-gum que je mâche, il date de 1993. Et ouah : j'ai la même paire de lunettes que feu Bob Brasillach. C'est dingue ce type il a le même prénom que moi – Bob Rabelais que je m'appelle, quand c'est pas Didine ou Jonas Gonzoni, c'est Bob Rabelais.

mercredi 6 janvier 2010

Taedium taedii vitae

La page, ce qu'il faut, c'est pas simplement la tourner, mais la déchirer, la brûler. De zéro à Z absolument tout recommencer.

mardi 5 janvier 2010

Et ma fatigue, je te donne congé.

Ces trente-trois dernières années (ou premières, comme vous voudrez) m'ont usé au point que, aujourd'hui, c'est mon dégoût lui-même qui m'écoeure... Taedium taedii vitae !

lundi 4 janvier 2010

Journal des marches & opérations

Triple singe sois-je – aveugle et sourd et muet – et que mon désir aussi s'accorde avec ma volonté. – Et ma fatigue, je te donne congé.

dimanche 3 janvier 2010

Une douche froide et au lit

La vie est une vache de féerie sacrée, soyons beaux et légers comme les petits enfants. L'immédiat qui compte, le rêve éveillé que je cause, c'est une manière de grand bain d'innocence : il faut y replonger sérieusement, sans cesse ni honte... Let's swim to the moon... J'ai seize ans d'âge mental si ça me chante, hein, je me fous assez au cul tout ce que je peux pour survivre espièglement.

samedi 2 janvier 2010

Laissez tomber la caissière d'hier

(J'écris en ce moment sous l'empire de l'alcool de rubis, si j'ai bien compris : Quand nos amis sont partis, j'ai repassé l'aspirateur pour dessaouler un peu sous les tapis et tout, mais ça n'a pas bien marché. Y avait des épingles et des trombones entre les lattes du parquet – la môme Églantine avait dû traficoter Dieu sait quoi dans la bibliothèque pendant que son grand frère Jimmy dessinait sur mon bureau. Il vient d'avoir sept ans, l'artiste. Y avait du papier partout, en morceaux, et des couleurs. Des miettes de toutes sortes entre les livres. Des miettes de fête... Erzébeth astique les verres dans la baignoire, je finis les bouteilles... En vérité je vous le dis : Y avait pas tant de bordel que ça, plutôt moins que d'habitude... Et puis j'en ai rien à foutre, ouah, j'ai passé un tel extra moment d'euphorie... Une douche froide et au lit !)

vendredi 1 janvier 2010

Ça fait onze ans que je me la coltine, cette garce de caissière. Je crois bien qu'au total j'ai plus causé avec elle qu'avec ma propre mère.

En apparence, c'est le même genre de bonne femme. Un genre très commun dans la région. Elle est sûrement accro à la « modernité » elle aussi. Impossible de trancher si c'est elle qui abuse de son coiffeur ou l'inverse. Un jour elle est blonde, peignée de haut en bas comme un suppositoire finlandais. La semaine suivante, c'est un hérisson mauve. Pas un hérisson, un sanglier. Putain je peux pas la sentir, je sais pas pourquoi je vous cause d'elle. Laissez tomber.