vendredi 31 décembre 2010

Épître au "Petit Prince" des ténèbres


Cher fidolâtre lecteur, ange gna-gna, pseudo-imitateur ou pâle confrère, insecte blessé à mort, je crois que je commence à te bien connaître dans le genre saignant ma petite coccinelle.

Ta faiblesse herculéenne, je la respecte.

Moi aussi tous les membres de ma famille royale sans exception ont péri (Saint-Exupéry exauça ma prière) en petits morceaux grillés à sec dans un accident d'avion lorsquand j'avais seize ans, dévorés par les méduses de l'Océan Pacifique comme de vulgaires beignets de cacahuètes. Dégustave Flaubert qu'on m'appelle.

Ramasse, un conseil avant de disparaître, tes plumes de toutes tes forces rassemble ce qu'il reste.

Post Scriptum : c'est pas joli joli de malhonnêtre !

FREAK POWER
AGAINST
THE MACHINE
JONAS GUNZONI
FOR SHERIFF

lundi 27 décembre 2010

Troisième épître à Maître Alain Leliepvre du Mans


Sans parler des figures, Maître, de la science propice de vos draps – on dirait encore des corps –, n'importe lequel de tous ces malencontreux froissements fait sens, la moindre marque ou pliure accidentelle du support, chacune de ses micro-déchirures se trouve prise ou comprise dans le tracé même du dessin – le geste et le papier se confondent donc c'est voilà, il me semble, toute l'harmonie, divine – comme quoi vous obtenez du Hasard tigré qu'il passe avec grâce par le chas étroit de votre aiguille.

J'entends croasser, heureux présage, des corbeaux chinois sous les ailes de coton de vos colombes. Dans le détail de vos oeuvres, haruspice bientôt, c'est l'Avenir que je devine.


http://wizzz.telerama.fr/leliepvrealain/photos/6866166229

dimanche 26 décembre 2010

Rock'n Symbol

À chaque coup ou presque ça ressemblait à une heureuse surprise d'otages au-dessus des chères têtes de linottes les « balles » elles filaient – Bang ! Bang ! Bang ! pendant une heure, ça n'arrêtait. Un peu comme si notre terrible professeur de philo faisait cours avec un flingue pour pulvériser les moindres particules de laideur en suspension dans sa classe, sauf que c'est son cerveau illumineux en personne qui appuyait sur la gâchette sensible : « On fera bien bouillir l'espèce humaine dans son propre sang avant de commencer à discuter. Les commerçants, les premiers, seront questionnés jusqu'à ce qu'ils abjurent merci. On leur ôtera la manie de vendre. Et les bigots, pour l'exemple, seront ressuscités avant d'être torturés à la mode de Caen. Je m'y engage. On n'écrira plus seulement des haïkus comminatoires sur les billets de 500 euros. On ne se contentera plus seulement de brûler l'effigie d'Iphigénie par les deux bouts en attendant que repasse l'orage... On sonnera la charge royale ! On écrasera tout l'Infâme et le reste, mes chers élèves, je vous le garantis, on en fera du beau pâté de mauviettes ! » expliquait Socrate.

GO CRAZY, BABY, GO WILD (suite toujours des aventures extraordinairissimes de J. Gonzoni)


Pourquoi eût-on juré que le bonhomme avait croisé Satan ?... Hélas ! Il m'est impossible de révéler si Jonas Gonzoni, qui avait atteint l'âge du Christ au moment crucial de son fameux suicide, mais sans la moindre égratignure, et qui avait le don effroyable d'aveugler quiconque tentait de soutenir son regard translucide, était une femme ou un homme, un être humain ou un extraterrestre ou Dieu-sait-quoi que ce soit d'autre ! Ses rares amis le surnommaient « le chien austral », tout ce que je peux vous dire, parce qu'une nuit de Noël soi-disant plus lugubrement moite que les autres, il aurait dévoré les six cent soixante-six membres de sa famille, à commencer par sa mère, une génisse en bois, et son connard de père, dans le sud de l'Italie. Mais bon, je n'y crois guère.

GO CRAZY, BABY, GO WILD (suite des aventures extraordinairissimes de J. Gonzoni)


Un chauve qui promenait son caniche imaginaire sur le trottoir d'en face regarda d'un air désapprobateur dans sa direction, esquissant même avec les oreilles un mouvement inéquivoque d'essuie-glaces. Mais Jonas, qui s'était emparé de son hochet pour faire des bulles de savon (« La Légèreté est le but à atteindre ; la Liberté, la manière forte d'y parvenir. »), n'y prêta pas attention, du moins au début, trop occupé qu'il était à envoyer son souffle vital sous la forme d'anti-boules de pétanque éclablouissantes sur la ville de sa naissance ; il ne savait plus en fin de compte ce que les toits réfléchissaient : le soleil ? ou la musique ? Quelle espèce d'heure pouvait-il bien être ? Une belle bulle pleine de fumée creva sur une cheminée, boulevard Gustave-Flaubert, mais une autre, plus petite, parvint à se hisser dans l'atmosphère en rebondissant de nuage en nuage. Lorsque Jonas daigna regarder enfin le chauve mécontent en bas, ce dernier, horrifié, prit la poudre d'escampette à son cou sans demander son reste.

samedi 25 décembre 2010

"New Nirvana from California" = SSPU

L'orchestre national de Californie, les Silversun Pickups ça s'appelle, il paraît qu'ils sont à Barcelone en ce moment. Vrai ou pas. Le chanteur-guitariste Brian Aubert devrait se faire tatouer « Kurt Morrison » et « Jim Cobain » sur les deux fesses, si vous voyez ce que je veux dire. C'est comme la bassiste Nikki Monninger, on dirait une joueuse de tennis islandaise invincible... Bref ! Je dédie et j'offre un povoime inédit d'au moins mille signes polysémiques au journaliste qui aura l'honneur et l'avantage de les inviter officiellement à Paris.

Merci dit Jonas Gonzoni.

GO CRAZY, BABY, GO WILD


Jonas Gonzoni chantant et dansant en caleçon autour de la table de sa cuisine, un couteau de boucher dans une main, un briquet dans l'autre, débita 55 grammes de hasch. Puis il recouvrit d'aluminium une douzaine de morceaux, qu'il dissimula dans les caisses de ses guitares, le réservoir de sa chasse d'eau, enfin derrière certains livres inoubliables de sa bibliothèque ; avec les reliefs merdiques, sur la planche à découper, il composa trois beaux pétarillos sans perdre une miette. Il pensa à lécher la lame noircie avant de la ranger. Il alluma le plus gros.

Les Silversun Pickups jouaient haut et fort. Leur musique scintillante n'emplissait pas seulement l'appartement, dont toutes les fenêtres étaient ouvertes, mais le quartier, désert pour l'heure. Certaines notes d'orgue particulièrement longues devaient bien aller jusqu'à l'hôpital voisin, jusqu'à la gare voire. Si ça se trouve, elles continuaient même après leur voyage en train jusqu'à Barcelone... Qui sait ? Le plancher et les murs, centenaires, vibraient drôlement ; les miroirs et les cadres, mille et un, à cause du vrombissement, sursautant à chaque boum de grosse caisse, frémissaient d'éclater pour de bon ou de choir ; c'est comme les bouquets de fleurs sèches en haut des étagères blindées de bouquins, on aurait dit qu'elles allaient tomber en poussière d'un moment à l'autre.



À suivre...

vendredi 24 décembre 2010

GO CRAZY, BABY, GO WILD


Jonas Gonzoni chantant et dansant en caleçon autour de la table de sa cuisine, un couteau de boucher dans une main, un briquet dans l'autre, débita 55 grammes de hasch. Puis il recouvrit d'aluminium une douzaine de morceaux, qu'il dissimula dans les caisses de ses guitares, le réservoir de sa chasse d'eau, derrière certains livres inoubliables de sa bibliothèque ; avec les reliefs merdiques, sur la planche à découper, il composa trois beaux pétarillos sans perdre une miette. Il pensa à lécher la lame noircie avant de la ranger. Il alluma le plus gros.



À suivre...

samedi 23 octobre 2010

Napoléon 33

Peuples ! Prenez-moi, simple povoite, pour empereur !

SCRIBO ERGO TACEO comme disait René Cartèse : écrire selon moi voilà l'ultra meilleure manière de me taire au monde.

(Il y a bien longtemps que j'ai apprivoisé la Solitude, cela n'empêche pas cette amie intime de me trahir. À chaque fois, nous nous réconcilions dans le lit de la création poétique – ce qui ne vous regarde pas, sans doute.)

Je crois uniquement à l'individu, à certains individus isolés. Je pense que c'est la collectivité humaine qui est responsable de l'ultime tragique gâchis planétaire auquel nous assistons. La collectivité humaine est l'ennemie numéro 1 de chaque être humain tout simplement donc/parce que la majorité sotte des êtres humains de la planète a toujours confié (bon gré mal gré) le pouvoir aux pires gougnafiers d'entre nous.

J'observe actuellement l'alliance objective mondiale de tous les systèmes : que peut mon opinion contre leur convergence ? Rien n'est plus vain qu'une opinion. Mais je ne suis pas favorable à la démocratie. Mais tout ce qui n'est pas démocratique n'est pas obligatoirement synonyme d'iniquité cruelle non plus.

Je suis désolé mais la démocratie n'est pas le moins pire système. Je pense comme Valéry : « On appelle pays libre un pays dans lequel les contraintes de la Loi sont prétendues le fait du plus grand nombre. La rigueur de ces contraintes ne figure pas dans cette définition. Si dures soient-elles, pourvu qu'elles émanent du plus grand nombre, ou qu'il croit qu'elles émanent de lui, il suffit : ce pays est un pays libre. Il est remarquable que cette liberté politique ait procédé du désir de constituer la liberté de l'individu en un droit naturel, attaché à tout homme venant en ce monde. On a voulu soustraire celui-ci au caprice de quelqu'un ou de quelques-uns, et il n'y avait d'autre solution que de le soumettre au caprice du nombre. Mais, ceci n'étant pas avouable, car ni le caprice, ni la sagesse d'une majorité ne le sont, la pudeur quelquefois a donné au sentiment confus de ce grand nombre la belle figure de la Raison. » (« Fluctuations sur la liberté » in Regards sur le monde actuel, 1938)

Mais il n'y a pas que le progrès ou la démocratie, l'éducation aussi est un mythe : bien placé de quoi je cause, depuis dix ans que j'enseigne les « Lettres Mortes » !

De mon bureau, c'est vrai, je contemple les dégâts : ils moisissent drôlement, ils finissent par disparaître. Bientôt, ils sont remplacés par d'autres dégâts tout neufs.

Je songe à me réincarner en despote éclairé.

jeudi 21 octobre 2010

ALIBI POETAE (politique de la baudruche)


« Dégonflez-moi !
(dit l'égo)
Dégonflez-moi !
(répondit l'écho) »

graffiti lu Boulevard Louis-Ferdinand-Céline


Un jour l'humanité cessera-t-elle de peindre
en jaune
l'homme qui a cessé de croire en l'homme ?

Peut-être.
Peu importe.

J'ai mille fois plus d'affection pour la liberté
de conscience
que pour la liberté d'expression.

C'est, autrement dit, que je préfère
me taire

Que de vous dire
ça
que j'en pense.

Je suis presque seul du meilleur côté
clair-obscur
de la barrière,

À bloc
gonflé à l'éther.

Pépite ascendante, comète dans le ciel
bleu. De mon abstention même ne tenez
aucun compte.

vendredi 24 septembre 2010

à bois


tenir la torche de lucidité
de vomir se retenir comment (à commencer par l'ignorance) l'immaturité pourrait-elle connaître son état ? rien à attendre au sublime
milieu de la nuit.

jeudi 16 septembre 2010

http://wizzz.telerama.fr/leliepvrealain/photos


Deuxième épître à Maître Alain Leliepvre du Mans

« La peinture, écrit Léonard, est une poésie qui se voit » dit Andy Malraux, comme la musique est une poésie qui s'écoute sans doute. (J'ajoute que la Beauté ne se boit pas seulement à l'oeil et à l'oreille.) Ici, l'inexprimable qui nous transporte nous transforme en chair à pâmoison tant vos oeuvres grouillent, cher Maître, dans tous les sens d'émouvantes figures. C'est toute la peinture qui est votre destin, va à la peinture, votre dessin est en même temps un dessein. Le destin de votre peinture est le destin de la peinture.

Je le sais autant que je le souhaite, car je suis prophète.

http://wizzz.telerama.fr/leliepvrealain/photos

jeudi 26 août 2010

La France, le pays où la vie est moisie ?

« La France est un fromage bien fait pour vos gueules ! » c'est écrit à la merde californietzschéenne sur le mur de la gendarmerie du village, la fin de la récréation est sifflée, l'année dans l'année recommence bonjour l'ambiance à zéro ouiais c'est la rentrée scolittéraire : les professeurs (qui ont moins de cheveux) et les gosses (qui ne perdent rien pour attendre) revêtent leurs beaux zébrés habits de bagne pour les ânes sur les étals des libraires les salades sont grosses, les commerçants ne font pas encore heureux payer l'entrée de leurs supermarchés toutefois au train où vont les choses ça ne saurait tarder déjà les clients réclament voici les grèves d'automne soi-disant nous entraînent pour la Révolution d'hiver que nous suivrons à la télévision sur toutes les chaînes à la fois jusqu'à ce que le tsar et ses sbires se barrent sur une autre planète, jusqu'à ce que Noir Désir sur scène renaisse !

lundi 23 août 2010

Première épître à Maître Alain Leliepvre du Mans


C'est le génie propre aux grandes peintures de faire couler inlassablement le robinet de notre regard, elles possèdent une sorte magnétique de pouvoir désaltérant. J'ai eu l'insigne privilège d'étancher largement ma soif en captivité, si j'ose dire : Vos oeuvres, cher Maître, sont aptes à supporter la pression d'un milliard d'yeux insatiables au millimètre carré. Si l'on pouvait convertir le pur plaisir esthétique en électricité, le moindre mouchoir de poche peint de votre main, pourvu qu'on l'exhibât, suffirait à éclairer Paris jusqu'à Los Angeles. Si l'on pouvait, avec vos peintures, couvrir tous les murs de toutes les villes d'Europe et de Navarre, chacun pourrait boire directement à la source irrésistible que je cause.

dimanche 22 août 2010

Il ne faut pas se contenter de vaincre la psychiatrie et abolir le travail, il faut encore éradiquer l'abominable pratique du sport.


Les uns sont des crétins puritains congénitaux en baskets, les autres sacrifient à l'exorcisme chic. Les zélés cochons d'Inde du sport et de la psychanalyse sont les mêmes illuminés hyperstitieux qui se croient à la pointe de la modernité, de la santé depuis un siècle, parce qu'ils prétendent se purger en s'infligeant des saignées hebdomadaires ou bihebdomadaires physiques ou psychiques. Hélas personne ne se donne vraiment la peine de leur expliquer à ces imbéciles aussi, comme l'embaumement est un remède contre la mort, que l'innocuité de tous leurs efforts et bénéfiques supplices est une vacherie. La pénitence sportive est un nihilisme fossile et sot. Vouloir guérir de soi, c'est le contraire de vouloir quoi que ce soit.

vendredi 20 août 2010

Sol

À la cour des miracles le bouffon est Roi debout sur son tonneau, c'est moi Jonas Gonzoni alias Bob Rabelais dit Voltaigne je porte une cape de shérif, un couvre-chef d'Apache, des lunettes noires à cause de mes yeux bleus éblouissants et je vous préviens, amis troubadours et trouducs : « Aplaventrissez-vous, mes amis, approchez et craignez avec moi, à mes pieds, tous les grands poètes qui furent, sont et seront à l'origine de formidables révolutions culturelles, plus exaltantes que des bains de sang, moins vaines cependant ! Tel que vous me voyez, je suis moi-même né pour botter le gros cul de cette foutue fourmilière géante d'ânes bâtés dans laquelle nous nous trouvons en ce moment, une vraie impasse à déboucher !... Donc je, Jason-Christ, redresse tout la barre la tête et les manches et si j'ai eu il est vrai un long instant d'immense faiblesse, je le confesse, je me reprends ! »

Sinistre Godard Jean-Luc ou l'exécrable snobisme de la déceptivité


Mauvais psychodrames en slip pur Prisunic,

Films expérimentaux films stériles films chiants
films sentencieusement ennuyeux
démonstratifs,
indigents
et
prétentiards.

Films à enterrer à 90% bavardises billevesées de poivrot sado-mao impuissant connard.

Son charabia mystico-pamphlétaire définitif me fait penser à du très mauvais Dantec
son esthétique déceptive grivoise édifiante et condescendante à la fois ma foi
qu'il aurait bien beaucoup mieux fait
de s'abstenir, donc de se taire (sauf les Stones).

Honte à tous ces zombies de sécheresse qui entretiennent l'escroquerie funeste d'une culture européenne aride avaricieuse chagrine platement cérébrale : l'exigence absolue n'a absolument rien à voir avec cette abstraction aussi sotte que hautaine, sans issue ni odeur ni goût ni saveur ni estomac ni coeur que ce soit. (cf. testament trahi de Kafka)
Honte, aussi, à tous ceux qui entretiennent le sentimentalisme sous toutes ses formes.

jeudi 19 août 2010

FREAK POWER (Jonas Gonzoni for Sheriff)

Rien de plus ignoble que la normalité dans un monde pareil la normalité c'est justement la laideur indélébile qui fait depuis trop longtemps trop de dégâts, une farce bavarde puérile sordide. Un crime. La normalité est un monstre qui s'ignore. La normalité est un million de fois, cent millions de milliards de fois coupable. La preuve par l'Exemple fusillé, Monsieur R*** lui-même, je ne peux m'empêcher de repenser à ce confrère grotesque de l'année dernière, mi-roquet snob mi-perroquet à fausse perruque de coq – ou plutôt de chapon –, un champion cantonal de mots croisés reconverti Professeur de français qui ne parlait qu'en périphrases mièvres mielleuses éculées. Sa foi dans les lieux communs, à ce pâle tocard, était absolue, inébranlable autant qu'inénarrable. Merde et sa bêtise d'autant plus toxique que ce gros fat croyait sincèrement à l'énorme mensonge de sa probité, de son intelligence, de son professionnalisme et tout. Bah je ne peux tout simplement pas m'empêcher de le maudire, merci, cet imbécile, ce clone d'imbécile qui me donne envie d'écrire de tout démolir.

mercredi 18 août 2010

Justement les honnêtes gens sont les lâches qui nous gâchent la vie !


Ils naissent et grandissent parmi la foule chauvine chagrine grise mauvaise jalouse de tout ce qui brille, dérive ou dépasse, à son image et pour obéir
de bonne heure.

Aux questions poussiéreuses qu'ils ne se posent jamais, ils aiment apporter ou plutôt asséner les réponses moisies qu'on sait – convictions indestructibles d'êtres humains professionnels qui vouent un culte aux Bon Sens, Excellentes Habitudes, Normes, Usages & compagnie.

Ils rabâchent pieusement et piteusement droits & devoirs. Droits & Devoirs. Ils lèchent la dure Loi. Ils y croient. Les démocrasseux évidemment votent Ordem e progresso, travaillent, cotisent, recyclent, casquent, pédalent en famille nombreuse le dimanche. Ils font carrière pour l'exemple, et construire, et donc ils réussissent leur vie de sacrifice – sauf évidemment s'ils sont victimes d'Injustice, ça arrive !

D'une manière ou l'autre, machinalement, à force, les honnêtes gens accomplissent le miracle atroce d'aménager en vaste enfer notre petit coin de paradis.

lundi 16 août 2010

Ma parole contre tout l'or, l'ordre, l'ordure et le reste du monde


C'est exact Jack – Je fus plus rouge mort que vif moi aussi ROCK'N ROLL puis j'ai
eu marre qu'on me persécuite
à cause que je bois de trop
et archifausse
compagnie, &c.

*

Encore et toujours Elle
la Beauté fout en l'air
joliment
le bordel dans l'Univers – « Au secours ! Dieux ! Au feu ! Aux armes ! »
et compagnie –

En loucedé Elle
roule pour les folles furieuses Érinyes
ma parole
la Beauté.

On verra.

En attendant, je me suis fait tatouer MICHTO où je pense
sur l'épaule.

Aujourd'hui, demain – chacun de mes poèmes est ou bien sera un gentil pavé dans la mare (ou le vitrail),
je vais je voudrais faire le ménage.

mercredi 4 août 2010

NEUTER SEMPER

Sois fort, sois forte – un demain ou l'autre cette trop pénible période sera loin assez. – Et aussi toutes les formes inimaginables de l'espérance qui nous torturent n'ont qu'un seul but : nous faire replonger en Mélancolie, nous distraire encore et encore de notre gentille petite rêverie sacrée... hélas, trop facilement souvent elles y parviennent !



Sois donc inexpugnablement neutre !

mardi 3 août 2010

Je fais don de mon atrabile à la science, merci bien, j'attends cette suprême ponction d'un moment à l'autre !

Au début ça pique un peu d'être un homme bien sûr... « Ferme ta gueule, ô ma douleur ! » et tout... Toute la force et infinie beauté d'un être, c'est très lentement et franchement sa propre solitude qu'il sculpte jusqu'à l'os. Avec les dents, il s'agit de s'accrocher pour jouir et faire jouir. N'attendre rien. Saisir surtout chaque nouvelle étincelle à la racine, au vol attraper chaque foutue occase de pur et dur et bon plaisir. Avec les dents et avec les ongles.



Tout d'abord je crus fort entendre la très-haute grosse voix de la Société me répéter gravement sur tous les tons : « Suicide-toi ! Suicide-toi !... » – mais c'était simplement ma Mélancolie qui chantait.



En moins de dix mois, je gagnai bientôt autant de cheveux blancs que je perdis d'amis – en même temps que toute foi, goût, désir et volonté en quoi que ce soit... Ainsi pourquoi à trente-trois ans je tremblais frémissais suais souffrotais donc tellement horriblement sur ma croix de bois en enfer ? – c'est ma Mélancolie qui jouait à mumuse avec mes nerfs.

vendredi 30 juillet 2010

NOUS SOMMES TOUS DES ROMANICHELS !


Les salauds qui l'ont élu j'espère qu'ils se rendent bien compte à présent que ça pue bien fort le fromage xénophobique immangeable d'an 40 qu'ils s'en souviennent – QU'ILS COMPRENNENT QUE TOUT ÇA RECOMMENCE PAR LEUR FAUTE !!! Leur soi-disant grand sauveur j'ai nommé le Maréchalcule Petit-Pétain, c'est à partir de désormais les Roms et les Tsiganes et les Yéniches et les Manouches et les Gitans qu'il persécute... Le haineux abject infâme sale petit dégueulasse trou du cul, jusqu'où écrasera-t-il les moindres plus faibles d'entre nous ? Aller ainsi contrôler le mode de vie des pauvres ! Et surtout pourchasser en priorité tous les parias à travers la France ! Quelle honte ! Quelle lâche brutalité ! Expulser des nomades ! Quelle bêtise ! Quelle indignité nationale !

Donc j'appelle-du-dix-huit-juinte : « Dieureusement bientôt les indésirables du monde entier ne pourront plus ignorer l'existence de leur amère patrie ou Terre Promise à cheval entre l'Ukraine et la Biélorussie, un territoire ultra sauvage de plus de 300 000 hectares et dont l'étendard jaune est frappé d'un très méchant trèfle noir (exactement le genre de trèfle qu'un robot nazi ou un connard d'extraterrestre pourrait dessiner, si vous voyez ce que je veux dire)... mais de ceci je reparlerai au prochain répisode... EN ATTENDANT L'EXODE IL FAUT RÉSISTER, CAR NOUS SOMMES TOUS DES CAMPEURS DE PASSAGE ! »

Cette clique cynique sinistre d'odieux escrocs – de parvenus – de snobs skinheads en costume-cravate, pour la plupart aussi ignares et stupides que suffisants et cupides – manipule l'émotion populaire – attise la laideur et sème jalousies, haines, méfiances – et la délation et la ségrégation et la servilité et la résignation et l'exclusion sont encouragées au moins autant que le plus mauvais goût en toutes choses et la surveillance est rebaptisée protection ! Mais de quel culot ils osent nous donner des leçons, ces peigne-culs ! – « LA PAUVRETÉ À PART DE TOUS CES BOHÉMIENS EST SUSPECTE, DONC ÉVIDEMMENT L'ÉTAT DOIT LA COMBATTRE À TRÈS GRANDS COUPS DE BÂTONS !!! » voilà en somme ce qu'ils proclament... On se croirait encore dans un mauvais western d'extrême-droite avec les soi-disant gentils shérifs d'un côté, méchants Comanches de l'autre...

lundi 19 juillet 2010

Une vie humaine a été accomplie, une simple goutte de pluie...


J'ignore la vitesse vertigineuse à laquelle nous sommes actuellement en train de passer ou tomber. En fait je la soupçonne cette vitesse d'être trop bien élevée pour qu'on la puisse percevoir. C'est comme d'habitude nos cinq cents sens qui nous trompent. C'est comme cet avion de ligne, là-haut, qui paraît assez extraordinairement lent (petit et silencieux) à cause de l'éloignement. J'ai l'impression que par la fenêtre elle dépasse sur l'autoroute, ma tête. J'ai l'impression qu'une trop formidable accélération vitale me déforme horriblement le visage... En fait, c'est : J'ai l'impression qu'il vaut mieux ignorer la vitesse vertigineuse à laquelle nous sommes actuellement en train de passer ou tomber. Selah.

vendredi 16 juillet 2010

James Coburn ½


« Tout le monde pense que je suis un marin c'est marrant j'ai grandi près d'un circuit... Le bruit des bagnoles, pour moi, c'est comme le bruit des vagues... Les motos qui arrivent de loin échouent ou passent toujours brusquement une fois à ton niveau... Elles passent et repassent sans cesse... Enfant hélas trop petit pour m'en désapercevoir je croyais vivre au bord de la mer... »

Si

J'étais le cheval blanc d'Alexandre le Grand
"Benicio del Toro" dirait mon tatouage
Herbe vaste comme l'oubli tout recouvrant
La nuit indomptable croîtrait dans mon sillage.

jeudi 8 juillet 2010

Californietzsche


Son regard de Danaïde, c'est un peu comme sa moustache désaxée d'ivrogne : il fuit en tous sens. Disons que le bleu est la couleur préférée de ses yeux. Roussâtres sont ses fins cheveux de paysan, longs et mal tressés. – Un discret parfum, non point tellement de soufre, mais plutôt de résine froide s'en dégage. – Laiteuse, sous ses vêtements extravagants de gitane, et constellée de grains de beauté (comme son dos « astrologique » l'indique, il est né sous le signe de Saturne), sa peau paraît cent fois moins épaisse que du papier à cigarettes. L'homme a entre six et sept lustres. Il est grand, mince, maladroitement gracieux... Et si Dieu sait pourquoi il vient d'allumer un clop au lieu de s'agenouiller comme tout le monde devant le cercueil, après tout nous nous trouvons dans une cathédrale, profitons-en pour Lui poser la question.

samedi 3 juillet 2010

Notes de Tête


Au dernier étage de la plus haute tour off course je demeure. Donc silence.

Raids stridents d'hirondelles ou plutôt de martinets en direction de ma fenêtre grande ouverte ; raids stridents d'idées à la gomme à l'intérieur de mon cerveau en grand désordre. Silence.

Assauts du lierre et de la mousse ; je désherbe
mes oreilles.

Aujourd'hui 3 juillet le chant mélodieux du merle manque à l'appel, ça doit être à cause des grands travaux dans le quartier, des échafaudages et des grues.

Cependant que le ciel blanc me regarde de travers, la ville de ma naissance, vieillissante, se réveille.

jeudi 24 juin 2010

« Je suis écoeurée, plus écoeurée qu'Oreste, Hamlet, Orphée ! Je serai toujours écoeurée ! »

Mon âme, ô mon humeur « Todo et Nada sont dans un bateau » !
Mon âme, ton estomac est malade ; tes nerfs de merde sont désaccordés...
Bientôt prise au piège, tu vas balancer entre la pitié absolue – c'est la peste – et la haine absolue, le choléra – des rats qui se nomment Hommes !

lundi 14 juin 2010

Serial Gallery II


Le grand gitan muet, c'est le prof de latin.
Coupe de cheveux « Neil Young 1971 ».
Lunettes rondelettes façon Bob Brasillach
et barbelette de grosse feignasse.
Regard bouddhique de chien-loup.
Bouche « Mick Jagger ».
Nez pas trop camus mais quand même.
Oreilles discrètes, ouais !
Le foulard céleste de Céline autour du cou.
La veste rescapée d'Al Capone ou je sais pas quoi.
Le foie pas de Bukowski mais quand même.
Cravate, chemise noires.
Jeans et santiags noirs.
Longues (très) jambes de diva, hanches de femme.
Des bagues, des bagues à tous les doigts.
Un petit anneau d'une tonne d'acier à l'oreille gauche.
Des bracelets celtes et romains aux deux poignets.
Voilà.

dimanche 13 juin 2010

Les profs moisis (premier portrait d'une "serial gallery")

Le pot de fromage blanc moucheté qui lui sert de visage, son menton tangentiel, son air sévère de jeune matrone à fines lunettes, ou de juré d'assises... La crampe condescendante de son sourire professionnel... Elle ne cause que : fric, droit, héritage, cuisine aménagée, jurisprudence, randonnée, location de gîtes, déduction d'impôts. C'est exactement l'infirmière ou l'assistante sociale ou la caissière ou la mère qu'on voudrait récuser. Gros-Cul-Madame (appelons-la) doit avoir trente-cinq ans. Elle est très sûre d'elle, très stricte. Très à cheval sur l'ordre, le travail, la discipline, et tout le respect, les horaires, la propreté... Psychofrigide en un mot. Elle enseigne les mathématiques à – 20°. Elle ne me répond jamais lorsque je la salue la salope.

samedi 12 juin 2010

WHY ?

Ainsi la Foi de la Raison, la Science est germaine de la Religion : belles championnes du monde de l'escroquerie.


Bientôt, chaque atome, chaque neutron, chaque proton avec son petit nom cosmique, son étiquette personnelle, son minuscule numéro d'identité, son micro-casier, bientôt tout y est si parfaitement ordonné et rangé qu'on Y croirait presque tous !


« Réponse nécessaire à l'humaine peur de la mort », la Foi serait un « besoin universel » un peu comme respirer boire dormir rêver créer baiser chier... – Et en effet, quoi de plus naturel que la Religion, dont l'étymologie même nous rappelle à la loi grégaire ?

La Foi serait un instinct primitif ; chez les croyants et autres superstitieux, ce serait l'animalité qui domine.

Dieu, l'amulette des simples, des peuples ?

La peur de la mort est la peur du chaos, qui gouverne en tyran l'univers. – Nommons Bucéphale cette « terreur universelle » qu'on doit apprivoiser.

Chevauchons, cavalcades !

Notre langue maternelle est inadéquate, impuissante à rendre compte de ce qui est, c'est une évidence, mais comme la Raison a besoin du langage, elle préfère ignorer l'indigence de ce dernier. La Raison est de mauvaise foi.

lundi 31 mai 2010

à rien, méchant chauvin, c'est tout ce que tu es bon

j'entends corner sans cesse à mes oreilles :

« l'humanité a édifié des musées, des bibliothèques, des pyramides, des systèmes de pensée... »
« l'humanité a construit des ponts, des porte-avions, des sous-marins nucléaires... »
« l'humanité se promène dans l'espace, elle a inventé le vaccin, le clonage, la mayonnaise, la guitare électrique... »

l'humanité, très bien, mais toi, qu'as-tu fait ?

« on a gagné » vomit sans vergogne l'ivrogne hypnotisé par sa télé.

samedi 29 mai 2010

L'obligation scolaire devrait être interdite, pffuitt, absolument abolite.






    « Est-ce qu'il y a des choses qu'on ne peut penser qu'en cinéma ou qu'en musique, qu'en danse ou qu'en peinture, etc. ? » [et] « Si l'art ou les arts pensent, comment l'Université peut-elle et doit-elle les penser ? »

extrait d'un appel à contribution






1
Si l'Art pense ? Question grotesque oui et non. Si l'Université pense, pourquoi pas l'Art ?



2
La liberté et l'exigence devraient être les deux souveraines absolues à l'école, les deux mamelles de l'Éducation nationale guidant le peuple des enfants au pouvoir, or c'est injustement tout le contraire un pénitencier de méchantes feignasses avides de rien savoir, suintant l'ennui mou mortifère, puant la bavardise et conduisant – préparant – à la servitude volontaire. L'école, ce labyrinthe atroce moche moisi. Cette usine à gaz et à zombies. Quel dégoût.
Toutefois certaines miettes humaines paradoxales, entre ses sinistres rouages, rebondissent, hop, s'échappent : les artistes – ce sont tous ceux les cabossés les fêlés hypersensibles qui suivent le panneau «Autres directions ».



3
L'artiste, c'est l'anti-professeur par excellence.
Le chaos persuade l'abîme... heu... oublie tout ce qu'il sait – que d'obéir, on préfère jouir... L'ordre, la discipline ne convainquent jamais que les imbéciles mal heureux s'en souviennent.



4
L'obligation scolaire devrait être interdite, pffuitt, absolument abolie ; c'est comme l'orthograve... mais d'abord vous libérez les gosses, ensuite on discute du programme.

vendredi 28 mai 2010

je quoi


qu'une vie anéantie enfin peut être définie et pesée au poil de millimètre cube
qu'une phrase simple peut contenir une vie entière sans que ça déborde
qu'à chaque instant le quotidien se dresse de toutes ses forces contre cette vie entière
que cette vie entière n'entretient aucune espèce de rapport avec son propre détail

jeudi 27 mai 2010

haïku à 5 cents


où le sable fin de toutes choses est jonché
d'anciennes bouteilles à la mer –
reliefs veufs.

Strabisme divergent de Rembrandt VS Surdité de Beethoven


Comme il pleut un peu
de géométrie
après l'algèbre.

Comme il pleut chaque goutte est exacte
à sa place
ponctuelle
unique
éternelle.

Comme l'homme, chacune a son numéro.

Je réfute toute idée d'instinct grégaire et même d'espèce, toute croyance en un destin collectif à échelle vicinale municipale départementale régionale nationale continentale mondiale inter-galactique ou qu'est-ce.

Merde la conscience humaine planétaire est une vaste blague.

Chaque vie individuelle est parallèle au reste de l'univers.

mardi 25 mai 2010

Fear & Loathing in France


Round pegs in square holes tend to have dangerous thoughts about the social system and to infect others with their discontents.

A. L. Huxley

Notre main aimant mieux faire couler l'encre tout de suite que demain le sang, nous devons la dessiner complètement – la peindre entièrement – n'oublier veine, pore, poil, ni doigt que ce soit – tracer jusqu'aux cernes psychédéliques qui lui tiendront lieu d'empreintes digitales – Gaie transfiguration de tout ce qu'elle touchera ! Savant embrasement de chaque branche qu'elle brandira ! La prochaine Révolution est impossible à esquiver, non point à esquisser.

mercredi 19 mai 2010

De l'Atlantide et glou et glou


Je dérive, c'est simple, depuis que je suis né.
Je dérive de ma mère. Je m'éloigne d'elle.
Je suis d'une autre espèce humaine que mon père.
Sécession ça s'appelle.

Donc je vis radicalement retranché dans mon ambassade californienne personnelle, une villa oscillante fortifiée, attendant qu'alentour s'écroule tout, les lettres et le reste d'Hollywood,
Céline et Bukowski, je songe à leur brutale sentimentalité, grandiose, sublime.

J'écoute les Silversun Pickups à la radio, c'est du solide.

samedi 8 mai 2010

Le Zola que j'accuse, c'est

à sa lettre à la jeunesse
que je réponds
et si mon verbe est fort
mal venu
et tout
je m'en fous
et si
il est trop tard
si j'ai passé l'âge
(33 ans cet été)
je m'en fous :    
« Mon cher vieux Émile Hugolaz,
Souviens-tu de 1897 ? tu t'écripostrophais :
Ô jeunesse, jeunesse ! Je t'en supplie, songe à la grande besogne qui t'attend. Tu es l'ouvrière future, tu vas jeter les assises de ce siècle prochain, qui, nous en avons la foi profonde, résoudra les problèmes de vérité et d'équité, posés par le siècle finissant.
Il se trouve que j'ai bien connu 1997, mon brave Zémile – et ainsi de suite jusqu'à zaujourd'hui – Je peux te dire que je le connais un tout petit peu le « siècle prochain » que tu causes, pour moi c'est même déjà l'ancien, le dernier, ouiais, donc c'est vrai que ta foi elle est bien « profonde » – si j'y suis-je – elle est où je pense !
Je ne parle de 14, ni d'Hitler, ni d'Hiroshima, ni pollution totale, ni réchauffement clitomatique, hein, je laisse de côté la IIIè Guerre mondiale et l'Apocalypse.
Je dis juste que je te crois volontiers lorsquand tu affirmes que tu ressens une « foi profonde » ; que je te comprends drôlement lorsquand tu évoques les assises du XXè siècle !
À moi aussi ma foi et mon espérance sont profondes, je le sens bien.
Or, si comme le pire est inéluctable, donc je loue nos aînés, je gaude, je gaude, je gaude. Louons nos aînés. Honorons-les ces fumiers.
Les miettes merdiques qu'ils nous ont laissées resteront nos meilleures années. »

samedi 1 mai 2010

Parfois je pense


que l'univers est subtil, génial, mais hélas
pas l'homme
symétrique

que l'homme des cavernes modernes a pas idée, lui, de sa plate
misère
romantique

parfois je pense tellement fort à Shakespeare
que ses oreilles hypersensibles lui sifflent
jusqu'ici

par « subtil » j'entends : doué d'esprit, animé, essentiellement invisible
et inépuisable et inaccessible
et j'entends : « jouir ».

par « génial » : puissamment original.

l'univers et ses propriétés magiques !
mille tonnes de musique au centimètre cube, incube et succube,
ou bien une seule goutte d'Ezra Pound

ça peut suffire.

mercredi 21 avril 2010

Comeback kid II


Un volcan gazouille, je fume
comme ou pas comme
l'herbe ronde et ses comètes
je le brasse moi aussi l'azur
et le soleil, je le vomis

L'éden est une île dans ma tête
patiente et féconde
et calme comme une bombe
c'est vrai, ouiais, je suis ton frère
c'est pas faux « tu n'es pas mon ami »

Un volcan gazouille, je tousse
comme ou pas comme l'étude
m'est devenue – moins douce –
un mode de rêverie si
beaucoup trop pénible, je préfère

Attendre l'omnibus pour la Californie.

lundi 1 mars 2010

Profession de foire

Les racines chrétiennes de l’Europe doivent être arrachées à 100% et brûlées, cendres. Et vite. Et qu’on lui offre à cet « engrais » de malheur, ensuite, une croisière dans l’espace.
Je suggère des racines païennes à la place.

mardi 9 février 2010

Pirouettes ! Cacahuètes !


Le grand manitou-chef Moutarde me mènemonte par le trou de nez, ma parole, c'est le plus grand noyeur de poissons rouges que j'ai jamais vu ! Arracheur de dents de poules ! Charmeur de couleuvres ! – Fausse alerte. Je m'emporte (trop haut, encore une fois). Souvent ciel varie.

Je raconte n'importe quoi. Je fuis de partout. Quel gâchis.



Le temps de l'ordre, de la rigueur, c'est pour bientôt.



En ce qui me concerne l'hiver finira le jour où j'aurai rangé mon bureau, trié mes papiers et mes livres, etc. Donc demain j'achète un balai. Et donc ce soir je cesse d'écrire.



Jonas « Paranoid Kid » Gonzoni prend des vacances...

samedi 6 février 2010

Je suis né sous le signe de la défenestration.

Le coup de la vigie oubliée en haut du mât, et dont le bras tendu indique toujours l'heure exacte et le Nord, c'est moi. C'est comme si j'arrivais d'ailleurs d'une autre planète, ok, je sais ce que vous pensez : le compte n'y est pas assez ? – Laissez-moi donc vous dire décrire, encore une fois, tout ce que je peux voir savoir ou deviner d'où je suis, géant, si bien placé. Pour commencer, il n'existe qu'une seule et simple explication au silence d'Arthur Rimbaud : la solde, insuffisante, de poète. (C'est Alexandre le Petit à 20 ans.)

jeudi 4 février 2010

Je vous préviens, c'est la première et la dernière fois que ça se reproduit.

Notre trop intense impotente faiblesse, l’extrême précarité de notre subsistance (existence) sont beaux motifs de courage à rebours de ce qu’on pense. L’Absurde cet abruti croit nous tabassomner ! Quand il nous pique justement ça nous réveille ! Ha ha ! La loi stipule oblige exige défend ceci cela… si bien qu’on la néglige. Le Pessimiste court après l’Optimiste à la manière d’Apollon derrière Daphné, comme le désir de vivre après l’espoir d’éternité. Bah regardons-les passer.

mercredi 3 février 2010

Apprendre

Mine de rien les merdeux et les pisseuses ont l’instinct d’apprendre, c’est pourquoi donc ils et elles font des bêtises, plein de bêtises ; mais il ne faut surtout pas punir un enfant qui a fait une bêtise, mais au contraire lui enseigner tout doucement ce qu’il réclame si mal brutalement. Mais bon moi je préfère punir. Les pauvres gosses. J’y suis pour rien non plus si c’est pas de leur faute.

Zéro millier et des poussières


Mon pote, cela fait 80 jours qu’on y œuvre, alors les gros grisonnants nuages à l’horizon les salauds ils peuvent bien s’entasseler - tout cela compte pour zéro millier et des poussières. Nous ne rebrousserons point demi-tour pour tout l’or du monde. Nous irons en effet jusqu’au bout déposer notre menu bouquet de myosotis à la cime de leur tas de fumier mou. Les veaux n’ont mie vocation à saboter le TGV, merde, seulement à le regarder passer. Donc c’est le cas de le dire : Gare !

samedi 30 janvier 2010

Pascal Quignard président en 2012

Président ou prince d'un nouveau régime politique... Comme les abrutis forment 90% de la population ça me paraît normalheureusement logique qu'elle soye conduite dans le fossé par des abrutis, notre démocratie. Donc aux autres 10% intelligents qui se planquent que je cause. Je leur demande propose l'instauration d'un gouvernement aristocratique en 2012. Avec ministres Renaud Camus, Brigitte Fontaine, Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Jamel Debbouze, etc.

vendredi 29 janvier 2010

mes vacances à bren-sur-le-nez

ma fronde, vite, mon arc et mes flèches
ah ces chieurs d'oiseaux tuons-les tous
descendons-les ou bien attrapons-les
ma parole
c'est caca noël qu'ils nous souhaitent

Des Géants Alpha & Oméga (un raccourci)

… terreur panique de la guerre, d'une deuxième guerre – puis pacifisme – puis collaboration – puis épuration – puis terreur panique de la bombe atomique – puis terreur panique des attentats aujourd'hui... demain l'homme moyen mesure 2,30 m. – 2,50 m. après-demain – dans un siècle, il fait 5 mètres de haut...

dimanche 24 janvier 2010

Il était une mauvaise foi néo-soviétique


Selon eux l'interdiction de se promener tout nu justifierait la prohibition du niqab. Il est beau l'argument « pas de jaloux » ! Au gnouf les Esquimaux frileux, nudistes Apaches ! Tous ! Bientôt les aqualiques se retrouveront en garde-à-vue sur le même banc que les ivrognes ! – Dura lex, stultissima lex. – Mais j'oubliais la dignité bafouée des femmes, la nécessaire « égalité des sexes » ! La mini-jupe en plastique, le short fluo, évidemment par exemple, c'est tout de suite beaucoup plus digne. Quant à « prison ambulante », mon oeil, essayez de courir un peu avec des talons aiguilles ! Bordel de bon dieu lisez Bourdieu !!! Ces pudiques musulmanes n'ont-elles donc point de libre arbitre ? L'Islam alors serait une secte ? (Et d'ailleurs, pourquoi « les femmes » ? Des hommes peut-être ricanent dessous cape ! Des hermaprodites si ça se trouve !) Heureusement pour la République Française, je n'ai pas le temps de développer mon propos, donc j'abrège : On s'habille et SI et COMME ON VEUT et surtout on vous emmerde !

samedi 23 janvier 2010

L’invincible défaitisme himself n’en peut mais : je suis plus fort que moi dans le genre victorieux !

L'état béat des bonnes soeurs moi ça me plaît comme pôle, ça m'attracte ! – Je suis aimant ! – Pas l'état bêta chrétien séculier général ! Non ! L'état tout particuculier des bonnes soeuses que je cause – la folitude des moines qui m'éclate – Je veux dire peut-être dire l'ataraxie – d'aucuns chevaliers errants – ermites gais – grandes illuminatoires ! (ATARAXIE LÈCHE-MOI LE TRIFOU DE BALLE) – Les abbayes et les couvents sont lieux grunge. Quant à ma portion congrue, je l'attends, l'expecte je d'un pied ferme l'autre, mes nerfs ont repris des couleurs. Mais, trève d'élan ! prout à la ligne ! me voiçà plus saint léger léger que ce renommable Pégase, pieds nus sur mon nuage, debout, dessur, à cheval, hop ! Hop hop ! Ciel, je galope ! J'ambule ! J'escalade les albuminables salades des neiges ! – Vraie plume ! Ah ! Oh ! La neige ! Souvenez ? Quelle danse ! Quelle tempête de neige à la fin des Beaux Draps ! – Et aussi je possède un oeil d'aigle tel ! Je peux vous voir à travers. Donc c'est parti. Où j'en sais fichtre rien. Un reportage ? ou bien une critique ? Un libelle ? Un poème ? Tout ça à la fois, ouiais ! Comme d'hab' quoi !




vendredi 15 janvier 2010

Per fas et nefas

L’avenir je le vois rose, rose, rose. La raison ? C’est moi le peintre ! Ha ! Ha ! Et que ça vous plaise or not c’est pas la question, à partir de désormais c’est moi le patron. Hein, à très grands coups de pinceaux qu’on va les rectifier les choses !

jeudi 14 janvier 2010

Je repense au "pourquoi ?" de l'autre fois...

Finalement ça me démange trop d’y répondre : Couillon mon ami, ça te regarde pas une seule seconde de me poser des questions. Et aussi quant au snob dédain de mon arrogant génie, pendant que j’y suis - je ne parle pas du dédain lambda des lampistes, je parle du dédain officiel, infini des zéros pointus qui sont aux manettes : Le jour se rapproche où je marcherai sur vos petites têtes, à l’aise, c’est pourquoi donc je vous préviens, retournez votre veste pendant qu’il en est encore temps.

Mes premiers pas de journaliste sur la Lune

Ils me font doucement rigoloter les chômeurs qui « cherchent » du travail… Moi, comme Picasso, j’en cherche pas, j’en trouve ! 500 dollars payés d’avance, c’est un grand magazine qui me commande un reportage… Hé hé ! Gare !



mercredi 13 janvier 2010

Ma bibliothèque, maintenant, on dirait mon garage...


J’avais trois ordinateurs récents, en parfait état de marche, ne me demandez pas pourquoi j’en ai bousillé deux cet après-midi. Ne me demandez pas comment. J’ai voulu bien faire tout simplement. Bon bah il m’en reste un. Et j’ai encore une machine à écrire électrique et demie à la cave. Et ne pas oublier qu’en dix ans de carrière, j’ai subtilisé assez de crayons - des tas, des tonnes de crayons de toutes les couleurs - et pas seulement à mes élèves sans défense ! Donc, hein, si ça vous dérange pas, je continue ma scribouille !