J'ai beau retourner les pierres, et les poches des morts, inspecter les bouches, les cratères bouillants, fouiller les puits, les tombeaux et les failles : peau de balle ! Mon insouciance, je le crains, ne se cache ni sous les pierres, ni dans les arbres, ni dans les poches pleines de poussière des squelettes ! Depuis que j'explore à bicyclette (afin justement d'en collecter tous les fragments) le champ de bataille qui me tient lieu de pensée, j'ai une seule question à poser : Mon insouciance, où es-tu ?
Sur la pente de l'indifférence, je veux me laisser glisser. Descendre. On sait jamais.