dimanche 27 décembre 2009

Improvise ta vie, soigne ta langue et joue aussi fort que tu peux

« J'avais l'air d'un gros dur. Je m'étais battu à peu près deux fois dans ma vie et les deux fois j'avais dérouillé. Je suis pas un dur. Si vous voulez savoir, je suis un pacifiste. » L'attrape-coeurs, J.D. Salinger



Merde à la continuité, merde à la cohésion, merde à la précision, merde à la régularité, merde à l'équilibre, merde à la mesure. Et obéir, la discipline, tout ça, c'est à mourir debout je suis vraiment désolé. Merde merde merde. Et par contre j'applaudis « vive l'improvisation » tant qu'elle est savante, l'harmonie reste à prouver.

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Dans le genre ballon de baudruche d'une tonne, c'est la pesanteur qu'il faut crever.

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Et le romancier dit ce qu'il montre, et le poète montre ce qu'il dit. Et chacun son métier. Et si le romancier était un comédien, le poète serait un clown. Sans doute. Et le dramaturge, à la différence du poète... Par Aristote ! Je yoyote !

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À rebours de vivre, c'est pas toujours mourir – le poète plane au-dessus des lois et des imbéciles, ça lui fait pas le moindre motif pour chômer : de même que le vrai prophète vit et meurt à l'endroit où il est né, le vrai poète est un anarchiste qui vise, supervise l'abolition du travail par le free jazz.

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